



J’ai scruté avec attention le lookbook automne-hiver 2018 de Naf Naf, maintenant que j’entre de nouveau dans leurs habits. Et ces petites merveilles m’ont tapé dans l’œil :

- une robe bustier rouge en tulle (grosse passion pour les robes tutus, pour le rouge, pour les robes bustier) = je suppose dans les 120€
- une robe de soirée vert émeraude à froufrous en dentelle (toutes les occasions sont bonnes d’en porter !) = je parie sur 199€
- un manteau en fausse fourrure rouge foncé (non, pas bordeaux) : on n’a jamais trop de manteau de couleur en hiver = disons, allez, 129€.
Donc je m’en vais économiser sur mon budget fringues (ce qui signifie : faire retoucher et resserrer mes robes chez ma couturière plutôt que d’en acheter des neuves, et uniquement acheter début septembre une robe d’automne décorée de renards, chouettes, écureuils, repérée depuis mai, et des boléros pastel pour aller avec mes robes. Je sais que ça peut paraître dérisoire, mais comme je n’achèterai qu’une robe, et ni sac, ni souliers, c’est un énoooOOOorme effort !).
P.S. : désolée pour les posts sporadiques, mais je prépare activement notre voyage à Venise (mon mari m’offre le voyage et le séjour, mais j’organise tout : c’est un traquenard concept) et ma belle-famille a débarqué dans nos confins (je ne suis que joie et amour).

2 décembre : challenge de Noël
♡ Ce que je mange pour le repas de Noël :
Du foie gras, de la bûche, du saumon fumé, du fromage, on boit du vin (blanc en général), du champagne…
Christmas challenge : 1er décembre
♡ Votre air de Noël préféré :
Baby, it’s cold outside, par She and him
J’ai toujours cru pouvoir m’en tenir à un style vestimentaire et ne porter que celui-ci sans m’éparpiller, puis, ensuite, passer à un autre. A moment donné, j’étais un peu BCBG. Puis j’ai eu le look bloggeuse robe housse Maje/Sandro- sac 24H Darel et talons hauts à bouts ronds. Ensuite, j’ai enchaîné sur du vintage années 40 et 50. Puis un style plus moderne mais rétro et romantique, avec beaucoup de Manoush et de See by Chloé. Puis un style poupée de porcelaine soft pour le travail, et classic, sweet et gothic lolita en dehors du boulot. Puis bohème quand je me suis pété le bras (pour avoir des vêtements faciles à enfiler et à ôter). Puis pin-up fifties quand j’ai pu de nouveau enfiler des vêtements normalement. Puis encore poupée en porcelaine soft en perdant 15kgs à cause du traitement de ma tumeur.
Et maintenant… maintenant, je porte :
- du sweet et classic lolita car je rentre de nouveau dans mes robes et qu’elles m’ont trop manqué. Je crois que je ne pourrai jamais abandonner ce style.
- mes tenues de poupée en porcelaine soft car je rentre de nouveau dans mes robes pré-handicap (j’avais pris beaucoup de poids en me cassant le bras, je pensais ne plus rentrer dans ces robes, mais mon époux, dans son infinie sagesse, m’a conseillé de les garder “en souvenir”… et je rentre de nouveau dedans à cause du traitement contre ma tumeur), et car Naf Naf en a actuellement une collection fort plaisante.
- du pin-up, car j’adore ce style.
- du gothique. Inspiré de Mercredi Addams, Prudence Night (Chilling Adventures of Sabrina), Dita Von Teese, Morticia Addams, la saison Coven d’American Horror Story, et des filles de The Craft. Principal dealer de style : Killstar (leurs chaussuuuuuuuuuuuuuuures…), et une robe Morgan, une robe Zara, une robe Hell Bunny, une robe en faux cuir Collectif, une mini-jupe écossaise Primark avec des hauts noirs en dentelle et des ras-du-cou et des chapelets. Le but est d’avoir l’air et gothique, et sexy, et distinguée (quand c’est possible, même si ce n’est pas le but premier). Après des années à avoir dû brider ma sexyness, avoir dû être pudique ET religieusement neutre pour le travail, je profite de cette période sans boulot pour porter du très court, ou du décolleté, et assumer d’être sexy ou de porter des croix sans conséquences sur ma “carrière”.




- du pouffesque-Chanel Oberlin. J’adore. Du rose, des plumes, de la fausse fourrure, des perles…



Bref, mon style est anarchique. Il y a des jours où je parais inscrite à L'Ecole pour jeunes filles exceptionnelles de Madame Robichaux, d’autres où je semble scolarisée à l’Université Wallace. Tantôt je semble sortie d’une vitrine de poupée en porcelaine, tantôt je semble prise dans un vortex des années 50.
Non que ça me pose problème. Mais je m’interroge. Habituellement, je reste fixée sur un style un bon moment, puis je passe à un autre. Mais là, comme si ma penderie reflétait le bordel qui encombre mon esprit, plein d’interrogations, de doutes, j’endosse chaque jour un style aux antipodes de celui arboré la veille, et je n’ai jamais l’impression d’être déguisée.
